Les élections allemandes confirment la tendance du temps. Le pays est divisé en six courants (en gros comme la France au 1er de la Présidentielle). La forte personnalité rassurante de Merkel ne lui a permis que de rassembler un tiers des électeurs. Je crois que ce vote confirme la montée d’un individualisme égoïste, y compris donc en Allemagne. Nous n’en sommes pas encore à la montée d’un individualisme de responsabilité, qui me semble la seule solution possible pour sortir par le haut de la crise démocratique actuelle. Mais celui-ci verra-t-il le jour ou restera-t-il une sympathique utopie ? Certes on peut espérer que la tradition allemande du compromis permettra plus facilement qu’en Espagne de bâtir un gouvernement et que celui-ci ne se trouve pas rendu en difficulté d’agir par la nécessité de compromis perpétuels à trouver. On peut craindre que les prochaines échéances du Bundestag, si un leader fort ne se dessine pas pour 2021, se traduisent par un éparpillement encore plus important des voix, rendant toute constitution de gouvernement extrêmement difficile.