Le macronisme est en action depuis maintenant plus de 4 mois et il semble confirmer ce que je craignais, mais qui faute de mieux ne m’a pas empêché de voter pour lui. Il est là comme dit Tancrède dans « le Guépard » de Guiseppe Tomasi di Lampedusa : « pour que tout reste comme avant, il faut que tout change ».

Et effectivement il y a du changement sur les impôts, le code du travail, les A.P.L. et forfaits hospitaliers, etc. La modification du code du travail risque de rester plus symbolique qu’autre chose, rabotant des acquis sociaux, sans créer d’emploi. La suppression de la taxe d’habitation pour la plupart est une aberration que personne ne demandait. Un des problèmes essentiels des collectivités locales est leur manque d’autonomie financière. Au fil des années leurs ressources ont été supprimées, remplacées par des compensations de l’Etat, qui évidemment s’effilochent au fil des ans. Et c’est une de leurs ressources essentielles qui disparaît et que l’Etat est sensé encore compenser. On aurait pu modifier cette taxe en la fixant sur le revenu par exemple ou autre système plus juste. Mais non on fait vite, trop vite et dans le symbole qui va causer bien des difficultés aux collectivités locales. De la même manière supprimer une partie des A.P.L., alors qu’en même temps on diminue l’I.S.F. et les taxes aux entreprises est un très mauvais symbole. Vouloir compenser le manque à gagner des locataires par une ponction sur les offices H.L.M. est encore une aberration. La plupart de ces offices, je l’ai vu en tant que conseiller municipal, se battent pour maintenir des populations précarisées dans des conditions de logement décentes, rénovent leur parc, souvent avec difficulté. C’est cela qu’il faut leur demander, pas de compenser des lubies de l’Etat. Tout cela ne fera aucun changement fondamental, sauf de l’agitation.

Ce n’est pas l’éventuelle, et mal partie, baisse du nombre de parlementaires qui résoudra la crise démocratique. Pour chaque problème Macron prend une mesure. Mais celle-ci est totalement à côté de la plaque. Il agit, mais dans un but qui ne mène à rien d’utile, voire qui le plus souvent va à l’encontre de l’utilité.

Sur le plan international il fait là encore beaucoup de bruit, mais il a si peu de poids que tout cela risque de rester des paroles, certes de belles paroles.

Comme nous sommes coincés entre les deux extrêmes irréalistes et dangereux et ce qui reste des Républicains et des Socialistes sans propositions concrètes il n’y a qu’à regarder et attendre. Le mouvement social ne sert à rien, sauf de dangereux. Et c’est pourquoi il fait pschitt.